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Le Maroc rappelle en consultation son ambassadeur à Prétoria aux fins d'évaluation de la décision de l'Afrique du Sud de reconnaître la prétendue "RASD"
15.09.2004
Le Maroc a décidé de rappeler en consultation son ambassadeur à Prétoria aux fins d'évaluation de la décision "partiale, surprenante et inopportune" de l'Afrique du Sud de reconnaître la prétendue "RASD". Le Royaume du Maroc déplore cette décision et exprime sa déception face à la nouvelle politique extérieure du gouvernement sud-africain, indique mercredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération. Alors que s'est manifesté, ces dernières années et de par le monde, un fort courant de dénonciation de reconnaissance de la pseudo "RASD", rétablissant ainsi la légalité internationale et s'inscrivant dans les efforts des Nations Unies, les autorités sud-africaines adoptent une position à contre-courant de cette tendance internationale, relève notamment le communiqué dont voici le texte: "Le Royaume du Maroc déplore la décision, annoncée aujourd'hui par l'Afrique du Sud, de reconnaître la prétendue +RASD+ et exprime sa déception face à la nouvelle politique extérieure du gouvernement sud-africain. Le Royaume du Maroc voudrait à cette occasion rappeler les soutiens, multiples et pionniers, qu'il n'a cessé d'apporter à la lutte légitime du peuple sud-africain, pour sa dignité et sa liberté. Ce faisant, le Royaume obéissait, de manière sincère et engagée, à un devoir de fraternité et de justice envers le peuple sud-africain frère. La décision, rendue publique, ce jour par la Ministre sud-africaine des Affaires Etrangères, est à la fois partiale, surprenante et inopportune. Sous prétexte de défense du principe du Droit à l'autodétermination, les autorités sud-africaines décident, aujourd'hui, la reconnaissance d'un soi-disant Etat dénué de tout attribut de souveraineté, préjugeant, ainsi, de la volonté des populations directement concernées et bafouant, par là-même, le principe que les autorités sud-africaines sont supposées servir. En particulier, le gouvernement sud-africain ignore volontairement par cet acte, les milliers d'authentiques sahraouis, fermement attachés à leur marocanité, qu'ils vivent pleinement sur tous les plans, depuis plusieurs décennies. De même, cette décision est contraire aux efforts menés actuellement par les Nations Unies, en vue de trouver une solution juste, réaliste et acceptée par toutes les parties concernées à ce conflit artificiellement créé dans la région d'Afrique du Nord. Ainsi, et au lieu d'accompagner les efforts en cours de la communauté internationale, l'Afrique du Sud a choisi, pour des raisons inexplicables, du moins dans ce cadre, de s'aligner sur une position tranchée, partiale, contraire aux aspirations légitimes et unanimes du peuple marocain et aux intérêts supérieurs du Royaume. Pourtant, le gouvernement sud-africain avait récemment pris l'initiative d'encourager cet effort international en proposant d'accueillir à Prétoria, une réunion consacrée à cette question. Les dates des 6 et 7 septembre proposées à cet effet, ne pouvaient être retenues, dès lors qu'elles coïncidaient avec l'importante première tournée dans la région du Représentant Personnel du Secrétaire Général de l'ONU, M. Alvaro De Soto, dont le mandat a été récemment élargi par M. Kofi Annan à la mission de facilitation de recherche d'une solution politique mutuellement acceptable. Par ailleurs, alors que s'est manifesté, ces dernières années et de par le monde, un fort courant de dénonciation de reconnaissance de la Pseudo RASD, rétablissant ainsi la légalité internationale et s'inscrivant dans les efforts des Nations Unies, les autorités sud-africaines adoptent une position à contre-courant de cette tendance internationale. Pour toutes ces considérations, les autorités marocaines ont décidé de rappeler en consultation l'ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Prétoria, aux fins d'évaluation de cette décision qui n'émane que d'un pays qui, en définitive, rejoint aujourd'hui un groupe d'Etats minoritaire à ce sujet sur la scène internationale".