Diplomatie économique

Table des matières :

 

  1. Présentation générale ………………….…….………p 3

  2. Marché financier …………………………….………p 4

  3. Marché de l’automobile …………………….……….p 6

  4. Marché de l’aéronautique ………………….….…….p 8

  5. Secteur de l’Offshoring ……………………………..p 10

  6. Secteur des énergies renouvelables ……….…….......p 13

 

Présentation générale :

Le Royaume du Maroc a enregistré une grande croissance économique pendant 15 ans, avec un taux annuel moyen (du PIB) de 5 % depuis 2001. Le PIB par habitant a plus que quadruplé au cours des 30 dernières années et s’établit maintenant à 2 811 dollars américains, c’est-à-dire au cinquième centile sur le continent.

L’économie marocaine est très diversifiée, avec notamment les plus grandes réserves de phosphate au monde, une importante industrie touristique, et un secteur de la fabrication en croissance. L’agriculture joue encore un rôle majeur, fournissant environ 20 % du PIB et employant approximativement 40 % de la main-d’œuvre.

Ces caractéristiques, ajoutées à la base relativement bonne du capital humain et physique et à une position géographique cruciale à l’entrée de la Méditerranée, ont permis au Maroc de réaliser une croissance et un développement solides et de tirer un meilleur parti de l’intégration, tout en maintenant sa résilience relative face au ralentissement économique mondial.
 

Marché financier :

Face à l’essoufflement économique des pays développés et au ralentissement de la croissance des pays émergents, les pays africains continuent d’afficher une croissance soutenue faisant du continent l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale.

L’architecture du contrôle du secteur bancaire au Maroc est solide. La banque centrale (Bank Al-Maghrib) œuvre à la mise en œuvre des Principes fondamentaux pour un contrôle bancaire efficace (CPEBS). En outre, depuis juin 2007, la banque centrale met en œuvre le Dispositif prudentiel d’adéquation des fonds propres de Bâle II. Des réformes du secteur financier pour améliorer la gouvernance du marché financier et améliorer les cadres institutionnels, législatifs et réglementaires aux normes internationales ont été entreprises depuis 2002, et ont continué dans le cadre du programme de soutien de développement du secteur financier 2009 (PADESFI)

L’infrastructure du système des paiements du Maroc est moderne. Depuis la fin de 2007, tous les instruments de paiement, y compris les chèques, traites et lettres de change, se passent du papier. En outre, une plateforme plus grande pour les paiements en ligne a été mise en place, et le système de règlement brut en temps réel (RTGS) a également été mis en place, en étroite coopération avec le marché local.

L’accès aux financements s’est amélioré ces dernières années. La proportion de la population détenant un compte dans une banque commerciale est passée de 15 % en 2002 à 27 % en 2007. Si l’on prend en compte l’épargne à la caisse d’épargne postale, 40 % des Marocains ont accès aux services bancaires.

La Poste marocaine joue un rôle clé en tant que fournisseur de services de dépôt, de paiement et d’autres services bancaires aux particuliers pour les petits épargnants. Avec plus de 1 600 succursales, la poste dessert environ 13 % de la population, même si ses actifs ne représentent que 2 % de tous les actifs du secteur financier.

La Bourse des valeurs mobilières de Casablanca est bien développée et est l’une des rares bourses régionales qui n’imposent pas de restrictions à la participation étrangère. La capitalisation du marché a atteint l’équivalent de près de 100 % du PIB en 2008, même si le nombre d’actions négociées est limité.

Le marché des instruments à taux fixe du pays est diversifié et relativement bien développé. Les autorités du pays émettent régulièrement une série d’instruments de dette diverses et, jusqu’en avril 2011, le pays avait reçu des notations à long terme pour les devises locales et étrangères de BBB et BBB- de la part de Fitch, Ba1 et Ba1 de la part de Moody’s, ainsi que BBB+ et BBB- de la part de Standard and Poor’s.

Le marché marocain de l’assurance est le deuxième plus vaste marché de ce type sur le continent, après l’Afrique du Sud, et a continué à enregistrer une croissance constante au cours de ces dernières années. Sur les 17 sociétés d’assurance, les trois plus grandes représentent 53 % du marché.

Des progrès significatifs ont été réalisés dans le contrôle du secteur de l’assurance, dont la responsabilité incombe à la Direction de l’assurance et du bien-être social du Ministère des Finances. La règlementation pertinente est complète est basée sur les directives de l’UE en matière d’assurance, y compris les dispositions régissant la gouvernance d’entreprise et les contrôles internes.

Casablanca Finance City :

Fort de cette conviction, le Maroc à travers Casablanca Finance City (CFC) affiche sa ferme volonté de contribuer à drainer les investissements étrangers vers l’Afrique pour accompagner et pérenniser son développement. Née d’une ambition nationale de positionner la finance marocaine à l’échelle régionale puis internationale, Casablanca Finance City se veut une place financière au service du développement de l’Afrique, et en particulier les pays de la région d’Afrique du nord, de l’ouest et centrale.

Dans cette perspective, Casablanca Finance City se veut un hub économique et financier, et une plateforme liant le nord et le sud et visant à attirer et encourager les institutions et investisseurs internationaux à investir et mener leurs activités en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale en choisissant Casablanca comme porte d’entrée vers cette région.

CFC a l’ambition de construire un écosystème complet autour de 3 catégories d’entreprises : les entreprises financières, les prestataires de services professionnels et les sièges régionaux et internationaux de multinationales.

Pour plus d’informations :

http://www.finances.gov.ma/

http://www.bkam.ma/

http://www.casablanca-bourse.com/

http://www.casablancafinancecity.com/

 

Secteur de l’automobile :

Au lendemain de son indépendance, le Maroc fut l’un des rares pays africains à avoir opté pour une politique industrielle automobile. Avec la création de la Société Marocaine de la Construction Automobile (SOMACA) en 1959, le Maroc s’est officiellement lancé dans l’industrie automobile.

Le secteur automobile mondial connaît une phase de refonte de sa chaîne de valeur avec un basculement de la demande et de l’offre mondiale vers les pays émergents. Cette nouvelle restructuration de la chaîne de valeur mondiale a suscité un important redéploiement des capacités de production entre les grandes zones géographiques en faveur des puissances émergentes.

Cette nouvelle structuration de la demande a incité les industriels à chercher de nouvelles localisations vers des pays présentant une offre globale compétitive (proximité de grands marchés, offre logistique, main d’œuvre qualifiée…), pour mieux s’adapter aux demandes spécifiques des nouveaux marchés en pleine émergence.

Dans ce nouveau contexte, l’industrie automobile marocaine renforce son positionnement dans la chaîne de valeur mondiale de l’automobile comme en témoigne les performances remarquables enregistrées au cours de ces dernières années avec une production automobile dépassant 227.570 véhicules en 2014 contre seulement 18.546 véhicules en 2003. Le Maroc est devenu le deuxième producteur de véhicules en Afrique après l’Afrique du Sud avec une part de marché de 35% en 2014 contre 5% en 2003 et qui devrait se renforcer davantage avec l’entrée en service de la deuxième tranche du projet Renault portant sa capacité totale à 340.000 véhicules.

Corollairement, les exportations du secteur ont franchi le cap de 40 milliards de dirhams en 2014 se hissant, ainsi, au premier rang des activités à l’export. L’usine Renault de Tanger a, par ailleurs, célébré, le 5 mai 2015, la sortie de sa chaîne de production de son 400.000ème véhicule depuis le lancement de son activité en février 2012.

Ce positionnement du Maroc sur la chaîne de valeur mondiale a érigé le secteur en véritable Métier Mondial du Maroc, autour duquel un ensemble d’efforts a été consenti pour promouvoir une offre automobile cohérente et attractive s’appuyant sur une logistique efficace autour du port Tanger-Med, une offre de formation ciblée, des infrastructures industrielles dédiées, ainsi que des aides à l’installation.

A travers une offre foncière diversifiée et conforme aux meilleurs standards internationaux au sein des Plateformes Industrielles Intégrées « P2I » dédiées et bénéficiant du statut de zone franche :

 

Pour plus d’informations :

http://www.finances.gov.ma/

http://www.oc.gov.ma/

 

Secteur de l’aéronautique :

Le secteur aéronautique revêt un caractère stratégique dans la politique industrielle nationale. Il a été identifié parmi les moteurs de croissance du Pacte « Emergence », eu égard au potentiel qu’il a dégagé dans moins d’une décennie. En effet, ce secteur a connu, en moins de 10 ans, un essor remarquable réalisant, en 2011, un chiffre d’affaires à l’export de plus de 5,2 milliards de dirhams et employant 7.369 personnes hautement qualifiées.

Le développement rapide de ce secteur a été porté par des opérateurs de grande envergure à l’instar de EADS, Boeing, SAFRAN, qui ont assuré la crédibilité de la destination Maroc, et récemment Bombardier qui vise, à travers son projet de 200 millions USD (1,66 milliard de dirhams) d’investissement, la création à la clé de 850 emplois directs et plus de 4.000 emplois indirects.

Basé principalement sur la sous-traitance pour le compte de ces grands constructeurs étrangers, ce secteur se trouve depuis quelques années exposé à un ensemble d’enjeux résultant d’une part de refonte de la carte aéronautique mondiale et d’autre part de la nouvelle donne économique mondiale, en raison notamment du repli des commandes des grandes compagnies internationales.

Orienté à 100% vers l’export, le secteur aéronautique marocain est constitué de près de 100 entreprises exerçant dans les activités de production, de services et d’ingénierie qui constituent les composantes principales de la chaine de valeur aéronautique mondiale.

Ainsi, huit principaux domaines d’activité emploient près de 75% des personnes dans ce secteur : travail des métaux, électronique/avionique, services, fabrication de pièces composites, maintenance/réparation, support technique, maintenance/réparation, assemblage de sousstructures, fabrication de parties auxiliaires.

Le Maroc est en train de devenir leader du secteur aéronautique en Afrique, tandis que l'avionneur européen Airbus vient d'installer une usine à Nouaceur près de Casablanca. De son côté Stelia Aerospace, filiale du Groupe Airbus, a récemment entamé la construction au Maroc d'une usine de production de composantes et de pièces de rechange Airbus 330, 320 et 350. Il s'agit de pièces de haute précision qui seront construites en dehors du continent européen.

Le Maroc, qui a réussi à mettre en place, ces dix dernières années, une industrie aéronautique ambitieuse estimée à hauteur de 1 milliard de dollars, s'évertue à donner le signal aux marchés qu'il est prêt à devenir un acteur mondial dans le secteur de l'aéronautique. Ce nouveau domaine industriel, qui emploie 10.000 personnes, participe à hauteur de 5% des exportations du pays.

L'inauguration, en septembre 2013, de la plate-forme industrielle de Midparc par Sa Majesté le Roi, permettra d'accélérer le développement du secteur. Le canadien Bombardier, déjà présent au Maroc, a ouvert le premier ses portes dans cette plate-forme, avec à la clef, 200 millions de dollars d'investissements et, à terme, 850 emplois directs et 4.500 indirects.

Pour plus d’informations

http://www.aeronautique.ma/

http://www.gimas.org/

Secteur de l’offshoring :

Le Maroc a identifié l’offshoring comme un secteur à fort potentiel et comme un véritable moteur de croissance pour l’économie du pays. Dans ce sens, le Maroc a lancé en 2005 une offre Maroc ayant pour objectif d’atteindre une contribution de 15 milliards de dirhams et 100.000 emplois à l’horizon 2015.

Cette offre se base sur le développement dynamique du secteur autour de trois volets à savoir un cadre incitatif attractif portant sur l’impôt sur le revenu effectif, plafonné à 20% et l’exonération de l’IS pendant les 5 premières années; un dispositif de développement des ressources humaines qualifiées (aide directe à la formation pour les entreprises) et une offre d’infrastructure et de services aux investisseurs aux meilleurs standards, à travers le développement de 6 zones offshoring dédiées.

La situation géopolitique du Maroc, son économie, ses infrastructures et le climat d'affaires qui y règne font du pays une destination prisée dans la région MENA, depuis l'adoption du Plan Emergence en 2005, notamment dans le secteur des services Offshoring/Nearshoring.

On note d’innombrables raisons d’opter pour le Maroc :

  • Les principales seront :

  • La proximité et la stabilité du Pays ;

  • Ses ressources humaines ;

  • La Qualité de ses Parcs et infrastructures ;

  • Destination Best Cost.

  • La proximité géographique et culturelle entre le Maroc et l'Europe se matérialise par :

  • 15 Km de distance entre le Maroc et l'Espagne ;

  • Une distance de 3 h de vol à partir des capitales européennes ;

  • 1 à 2 h de décalage horaire uniquement ;

  • Un Pays multilingue avec une compatibilité culturelle entre traditions et modérnité, solidement ancrée dans les modes de vie des marocains.

  • D'un point de vue infrastructure, le pays compte 15 aéroports internationaux qui lient le Maroc à plus de 80 destinations, avec une fréquence de 1 500 vols internationaux par semaine.

  • Le Maroc dispose d'un large réseau autoroutier et ferroviaire avec :

  • Près de 1 500 km d'autoroutes (1 800 km en 2015) ;

  • Un réseau ferroviaire actuel de 2 167 km en plus de 1 500 km de lignes de TGV prévues en 2030 (200km opérationnels entre Kenitra et Tanger en 2015).

Depuis le lancement de l’offre Maroc Offshoring, le Maroc a amélioré le positionnement du secteur de l’offshoring et par conséquent son apparition pour la première fois dans le classement 2009 "AT Kearney global services location index et son entré dans le Top 30 de l’Offshoring. Plusieurs réalisations ont été enregistrées dans le secteur à fin 2009. Il s’agit de :

  • L’accélération du rythme de mise en place des locaux prêts à l’emploi dédiés au secteur de l’Offshoring.

  • L’installation de 54 entreprises dont 14 à Rabat Technopolis.

  • L’installation de 17 entreprises françaises, spécialisées dans les systèmes informatiques (SSII), Ces entreprises représentent environ 47% du chiffre d'affaires des cinquante entreprises françaises les plus importantes.

  • L’encouragement d’un certain nombre de grandes entreprises du domaine du BPO pour s’installer au Maroc : installation des sociétés TELEPERFORMANCE et GENPACT, qui sont des centres d'appels de premier plan et à très forte valeur ajoutée.

  • La signature de mémorandums d'accord entre l'Etat et 4 sociétés internationales : Genpact, EDS-CDG IT BULL TELEPERFORMANCE.

  • La création d’environ 6000 emplois en 2009 (un taux de croissance de 17% par rapport à 2008).

  • La préparation d'un plan de promotion et de commercialisation adapté aux marchés français et espagnol.

  • La promotion de l’Offre Maroc dans plusieurs manifestations : événement Eductour organisé par Casanearshore, Steria Medshore, les journées de l’industrie,…

De nombreuses mesures ont été mises en place pour stimuler l'investissement :

  • D'importantes incitations pour promouvoir l'investissement

  • Diminution de la pression fiscale aussi bien lors de la création d'une entreprise, que lors de l'exploitation

  • Exonération totale de l'impôt sur les sociétés les 5 premières années d'activité et abattement de 50% sur le chiffre d'affaires à l'export pour les 5 années suivantes

  • Garantie de transfert des bénéfices et du produit de cession ou de liquidation de l'investissement pour les investisseurs étrangers...

  • Plus de 12 milliards de dollars d'investissements étrangers durant la dernière décennie.

  • Mise en place d'un nouveau découpage de la carte des organismes en charge des investissements.

Basé sur une vision régionale, ce dernier se divise en trois grands centres d'action et permet une meilleure gestion :

  • Centres Régionaux d'investissement

  • Commission nationale de l'investissement

  • Direction des Investissements

L'action conjointe de ces trois organisme permet, en effet de :

  • Faciliter la concrétisation des projets d'investissement dans les meilleures conditions.

  • Accompagner par l'information, le conseil, le réseau et le traitement administratif du dossier d'investissement

  • Conseiller les investisseurs dans leurs démarches et de réduire les délais d'opération en concentrant les formalités en une seule adresse.

  • Principales réformes économiques pour développer l'investissement

  • Réformes fiscales : Réduction du taux d'imposition et simplification de la procédure de paiement des taxes...

  • Réformes bancaires et financières : Privatisation du secteur bancaire, libéralisation des taux d'intérêts...

  • Réformes législatives : Promulgation du nouveau Code de Travail; mise en place de la loi sur la propriété intellectuelle; création des tribunaux de commerce...

 

Pour plus d’informations :

www.offshoringaumaroc.com

www.cdg.ma

www.medz.ma

www.mce.gov.ma

 

Secteur des énergies renouvelables :

Dans le cadre de sa stratégie énergétique, le Maroc accorde une priorité au développement des énergies renouvelables et au développement durable. Avec des ressources solaires abondantes (un potentiel de 2 600 kWh/m²/an) et une position stratégique au cœur d’un carrefour énergétique (Connexion au réseau électrique espagnole par deux lignes de 400kV/700 MW), le Maroc offre ainsi plusieurs opportunités d'investissements dans le secteur de l'énergie solaire thermique et photovoltaîque, notamment avec le lancement des programmes structurants suivants:

Le Projet Marocain de l'Energie Solaire: Ce projet de développement intégré vise la mise en place en 2020 d'une capacité de production électrique à partir de l'énergie solaire d'une capacité totale de 2 000 MW sur cinq sites : Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah. Les deux technologies - Concentrated Solar Power (CSP) et Photovoltaîque- sont envisagées pour ces différentes stations. Ce programme augmentera la part de l’énergie solaire dans la capacté électrique totale à 14% à l’horizon 2020 et évitera l'émission de 3,7 millions de tonnes de CO² par an.

Programme de développement du marché marocain des chauffe-eau solaires (PROMASOL): Ce prgramme vise l'installation de 440 000 m2 de capteurs solaires thermiques en 2012 et 1,7 million de m2 en 2020. En terme d’énergie thermique annuelle produite, ces chiffres correspondent à 1 190 GWh d’ici 2020. Ce programme évitera l’émission de 920 000 tonnes de CO2 par an et créera 920 postes d’emploi permanents.

Dans le cadre de la même stratégie nationale, le Maroc s’engage dans un vaste programme éolien, pour accompagner le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans le pays. Le Projet Marocain Intégré de l'Energie Eolienne, s’étalant sur une période de 10 ans pour un investissement total estimé à 31,5 milliards de dirhams, permettra au pays de porter la puissance électrique installée, d’origine éolienne, de 280 MW en 2010 à 2000 MW à l’horizon 2020.

Le développement de 1720 MW de nouveaux parcs éoliens à l'horizon 2020 est prévu dans le cadre du projet éolien :

720 MW en cours de développement à Tarfaya (300 MW), Akhfenir (200 MW), Bab El Oued (50 MW), Haouma (50 MW) et Jbel Khalladi (120 MW)

1 000 MW prévus sur 5 nouveaux sites choisis pour leur grand potentiel: Tanger 2 (150 MW), Koudia El Baida à Tétouan (300 MW), Taza (150 MW), Tiskrad à Laayoune (300 MW) et Boujdour (100 MW).

Les objectifs du programme éolien sont:

 

  • Augmenter la part de l’énergie éolienne dans la capacité électrique totale à 14% à l’horizon 2020

  • Atteindre une capacité de production à partir de l’énergie éolienne de 2 GW et une capacité de production annuelle de 6600 GWh, correspondant à 26% de la production électrique actuelle

  • Economiser en combustibles 1,5 million de tonnes équivalent pétrole annuellement, soit 750 millions de dollars US, et éviter l'émission de 5,6 millions de tonnes de CO2 par an.

L’accélération du développement économique et social du Maroc a engendré une progression significative de la demande en Energie. Pour répondre à ses besoins énergétiques croissants, le Maroc a défini une nouvelle stratégie énergétique visant à sécuriser l’approvisionnement en énergie et à en optimiser l’accès, tout en rationalisant la consommation et en protégeant l’environnement. Pour ce faire, quatre axes majeurs structurent la stratégie énergétique marocaine :

• Diversification de l’offre énergétique ;

• Développement des ressources énergétiques nationales et plus particulièrement les renouvelables ;

• Exploitation du potentiel d’efficacité énergétique dans les secteurs clés de l’économie ;

• Intégration dans les marchés énergétiques régional et international. Les énergies renouvelables sont alors une composante majeure de la nouvelle stratégie énergétique du royaume. En effet, le Maroc dispose d’un potentiel important en énergies renouvelables dont l’exploitation permettra de couvrir une part substantielle de ses besoins croissants et de contribuer à la protection de l’environnement en se substituant aux énergies fossiles. A horizon 2020, la puissance électrique installée en énergies renouvelables représentera 42% du parc, dont 14% proviendra du solaire.

Le Maroc bénéficie d’un gisement solaire considérable d’une capacité de 20 000 MW, avec plus de 3 000 h/an d'ensoleillement. Capitalisant sur cet atout, le Maroc a lancé, en novembre 2009, un programme intégré et volontariste de production d’électricité à partir de l’énergie solaire. Ce programme a pour objectifs :

• d’optimiser le mix énergétique tout en réduisant la dépendance aux importations d'énergie primaire ; • de satisfaire une demande domestique croissante;

• d’encourager le déploiement d'une industrie locale sur le secteur des énergies renouvelables;

• d’assurer la promotion de la recherche et développement et de la formation liées à ces activités;

• d’établir le Maroc en tant que premier développeur nord-africain de production solaire à grande échelle;

• et de minimiser les émissions de carbone Le programme intégré d’Energie Solaire, d’un coût global estimé à 9 milliards de dollars, vise l’installation d’une capacité totale de 2 000 MW, en puissance solaire connectée au réseau (centrales solaires), répartie sur 5 sites d’ici 2020.

La mise en place de ces centrales permettra d’économiser un million de tonnes équivalent pétrole et d’éviter l’émission de plus de 3,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Le programme intégré d’Energie Solaire est ainsi en phase avec la tendance internationale, qui face à une demande énergétique croissante et au défi du réchauffement climatique, place les énergies renouvelables et particulièrement l’énergie solaire au rang de ses priorités. Le Maroc entend devenir ainsi un acteur de référence dans le solaire.

 

Pour plus d’informations :

www.invest.gov.ma

www.aderee.ma/

www.masen.org.ma