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Financement du développement
 

La question du financement du développement a pris toute son ampleur au lendemain de l’adoption du Consensus de Monterrey, à l’issue de la Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Monterrey (Mexique) en 2002, et qui porte sur six chapitres, appelant à un partage des responsabilités entre le Nord et le Sud, en s’appuyant sur des engagements réciproques donnant lieu à un dialogue permanent.

Les six chapitres du Consensus de Monterrey sont les suivants :

- Mobilisation des ressources financières nationales pour le développement ;

- Mobilisation des ressources internationales pour le développement : investissements étrangers directs et autres apports de capitaux privés ;

- Commerce international comme moteur du développement ;

- Renforcement de la coopération financière et technique internationale au service du développement ;

- Dette extérieure ;

-Règlement des problèmes systémiques: amélioration de la cohérence et de la cohésion des systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux d’appui au développement.

Le financement du développement constitue une des priorités clefs pour la communauté internationale qui s’est mobilisée, tout particulièrement en 2008, en faveur de la mise en œuvre  des engagements souscrits à l’occasion des différentes conférences et sommets internationaux consacrés à la cause du développement, y compris la question de l’accroissement du volume de l’Aide Publique au Développement (APD), dans le cadre d’un partenariat basé sur la responsabilité mutuelle, le renforcement des capacités, la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, et la démocratie.

Un rapport de l'OCDE souligne que, suite à l’adoption du Consensus de Monterrey, l’Aide Publique au Développement a augmenté entre 2002 et 2005, puis a chuté en 2006 et 2007. Ce rapport a noté que l’APD totale en 2007 n’a atteint que 103,7 milliards de dollars US. Pour de nombreux donateurs de l’OCDE, il faudra une croissance à deux chiffres des taux annuels de l’APD pour atteindre l’objectif fixé en matière d’Aide à l’horizon de 2010. L’allégement de la dette et l’aide humanitaire ont constitué 30% de l’APD ces dernières années, ce qui justifie les contraintes politiques auxquelles se heurtent de nombreux pays développés pour augmenter l’APD.

L’APD revêt une importance cruciale pour le renforcement des capacités nationales nécessaires à un développement soutenu. Cependant, les progrès réalisés en matière d’octroi de l’APD ne sont pas satisfaisants. Cette aide reste marquée par son caractère imprévisible et sélectif, d’autant plus que le processus lancé en 2005, suite à l'adoption de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’Aide, n'a pas permis l'implication de tous les acteurs, ni de modifier leur degré d’engagement.

La question de l’efficacité de l’Aide a été au centre des travaux du 3ème Forum sur l’efficacité de l’Aide, tenu à Accra, en septembre 2008. Le Programme d’Action d’Accra définit les étapes à suivre  pour accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Paris (appropriation par les pays bénéficiaires de l’Aide de leurs propres stratégies de développement, alignement des donateurs sur les systèmes des pays partenaires, harmonisation de l’intervention des donateurs, gestion axée sur les résultats et responsabilité mutuelle) et prévoit des mesures pour réformer la manière de fournir et d’utiliser l’Aide.