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   Maroc, pays solidaire

En sa qualité de président du G77 pour l’année 2003, SM le Roi Mohammed VI a pris l’initiative pour que le Maroc abrite deux importants événements: la Conférence Ministérielle Extraordinaire des PMA, tenue à Rabat en juin 2003 et la Conférence de Haut Niveau sur la coopération Sud-Sud, qui a eu lieu à Marrakech en décembre de la même année.

Les relations entre le Royaume et les pays du Sud se fondent sur plusieurs principes, qui constituent les piliers de la diplomatie marocaine tels que le règlement pacifique des différends, le respect des règles et principes du droit international, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale des Etats et le principe d’égalité souveraine des Etats. Ces  relations se traduisent à cet égard par :

- La solidarité avec les causes et problèmes des pays du Sud comme en témoigne la visite effectuée par SM le Roi Mohammed VI au Niger en 2005, afin d’apporter l’assistance humanitaire à la population nigérienne et l’appel fait à l’aide internationale pour remédier à la sécheresse qui frappait le pays ;
- Le renforcement des initiatives de complémentarité et d’intégration (lancement de l’UMA en 1989, organisation de la Conférence de Casablanca en 1961, qui a jeté, entre autres, les jalons de l’OUA) ;
- L’application effective de tous les engagements internationaux (la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, la défense des intérêts des pays en développement).
- L’implication du secteur privé marocain, des grandes compagnies et banques nationales (la RAM, IAM, la COMANAV, BMCE…etc.) et de la société civile dans les différents projets de développement dans les pays du Sud, et particulièrement en Afrique. Cette implication prend souvent la forme de joint-ventures entre les entreprises marocaines et celles de ces pays.

Le Maroc et les préoccupations des pays du Sud
 
Guidé par les principes fondamentaux de sa politique en matière de coopération, le Maroc a toujours œuvré pour s’assurer une présence efficace au sein des foras et instances lui permettant de servir au mieux les intérêts des pays du Sud. Le Maroc s’est ainsi fixé deux priorités majeures pour sa présidence du « G77 +la Chine » en 2003, à savoir la consolidation de la coopération Sud-Sud et la défense des intérêts des pays les moins avancés PMA.

La Conférence Ministérielle Extraordinaire des PMA qui a eu lieu à Rabat, en juin 2003, a constitué, en effet, l’opportunité idoine pour relancer le débat sur la situation économique et sociale préoccupante que traversent ces pays, et rappeler l’urgence de la mise en oeuvre des engagements de la communauté internationale à l’égard de cette composante la plus vulnérable du G77, et particulièrement ceux contenus dans le programme d’action de Bruxelles.

Il s’agit de la nécessité de mettre en oeuvre un certain nombre de mesures en faveur des PMA, notamment l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingents, la réalisation de l’objectif de consacrer 0,7 % du PNB des pays développés à l’aide publique au développement, dont 0,2 % à 0,5 % en faveur des PMA, l’assouplissement des conditions de l’initiative en faveur des pays pauvres les plus endettés-PPTE- et l’élargissement de sa portée, ainsi que l’accroissement de la contribution à la lutte contre les grandes épidémies, notamment le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose.

La Conférence de Marrakech de décembre 2003 a constitué une phase importante pour la confirmation de la coopération Sud-Sud en tant qu’instrument incontournable dans le processus de développement et pour l’évaluation de tous les aspects depuis le premier  Sommet de la Havane.

L’engagement du Maroc en faveur de la coopération Sud-Sud est exprimé au sommet de l’Etat, et est traduit par les actions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, depuis son intronisation, pour plaider une solidarité agissante en faveur de l’Afrique subsaharienne. Sa Majesté le Roi a, ainsi, multiplié les déplacements dans plusieurs pays africains, en introduisant à la coopération du Maroc avec les pays africains, un nouvel aspect, celui de la coopération en matière de développement humain, en plus de la coopération sectorielle visant plusieurs domaines.

Le Maroc a pris une série de mesures concrètes en matière d’assistance financière. C’est ainsi que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avait décidé, lors du Sommet Afrique-Europe de 2000, d'annuler l'ensemble des dettes du Maroc envers les Pays africains les Moins Avancés (PMA), et d'offrir un accès en franchise, de droits et hors contingents, à l'essentiel de produits d'exportation en provenance de ces pays. Cette mesure s’est traduite par une augmentation des exportations de ces pays vers le Maroc.

C’est donc convaincu de son intérêt stratégique, que le Maroc a érigé la coopération Sud-Sud, en tant qu’axe principal de sa politique extérieure et s’emploie, par divers moyens, à renforcer cette coopération au niveau régional et interrégional.

C’est dans cet esprit que le Maroc a adhéré, en 2001, à la Communauté des Etats Sahélo Sahariens (CEN-SAD). Le Maroc, également mobilisé pour promouvoir le développement de l’Afrique en plaidant pour un partenariat rénové, a manifesté son soutien au Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) dans tous les forums internationaux, ainsi que pour la promotion des échanges commerciaux dans le cadre de l’Union Economique et Monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA).

Sur le plan international, le Maroc ne cesse de plaider et de soutenir la question du développement dans les pays du Sud. C’est ainsi que lors de sa Présidence du Groupe des 77 et la Chine, en 2003, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur de la coopération Sud-Sud, notamment en direction des pays d’Afrique subsaharienne.

Dans ce sens, le Maroc, a organisé, en 2007 à Rabat, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Première Conférence Africaine sur le Développement Humain. Cette Conférence a eu pour objectif de répondre à l’ambition du Maroc de promouvoir un développement humain global équilibré et harmonieux, à travers le renforcement de la coopération Sud-Sud et la mise en oeuvre des engagements pris dans divers forums internationaux, notamment ceux liés aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Dans un discours adressé aux participants à cette Conférence, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a réaffirmé la position du Maroc de placer le développement de la coopération Sud-Sud en tête des priorités de sa politique étrangère, notamment en Afrique.
La Déclaration de Rabat, adoptée à l’issue des travaux de cette conférence, a fait état de l’engagement des responsables africains à promouvoir la coopération dans le domaine du développement humain à travers leurs stratégies et plans d’action aux niveaux régional et sous-régional.  

Les efforts du Maroc pour donner à la coopération Sud-Sud un visage humain et empreint de solidarité, se traduisent par son engagement constant en faveur des causes nobles de la paix et du développement, ainsi que par ses positions solidaires toujours manifestées à l’égard des préoccupations des pays du Sud, et de leurs aspirations au progrès et au bien-être.

Le Maroc et la coopération tripartite
 
Le Royaume du Maroc a initié avec de nombreux pays africains une coopération triangulaire riche et diversifiée, fondée sur un véritable partenariat et  une solidarité effective, outre les programmes de coopération mis en œuvre sur le plan bilatéral.  Elle présente nombre d’avantages et permet de faire profiter les pays du Sud d’un savoir- faire et d’une expertise déjà expérimentés en terre d’Afrique et  de pallier à l’insuffisance des moyens budgétaires grâce  à la participation d’un tiers, en tant que bailleur de Fonds.

Cette forme de coopération répond aux objectifs fixés par  les différentes conférences internationales consacrées à la coopération   Sud-Sud, notamment celle des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Groupe  des 77 plus la Chine réunis à la havane en 2000, la Conférence de Haut-Niveau de ce même groupe de pays tenue à Marrakech du 16 au 19 décembre 2003, le Deuxième Sommet de la Terre à Johannesburg concernant le Développement Durable, le Sommet du Millénaire, la Conférence de Monterrey,  la TICAD, etc.

Les recommandations de ces instances internationales stipulent que la coopération triangulaire, sur un plan global, devrait compléter la coopération  Nord – Sud,  constituer un soutien à la coopération Sud - Sud et  offrir ainsi  un modèle de coopération plus efficace et moins onéreux.

Compte tenu des multiples avantages que présente la coopération triangulaire, le Maroc considère que cette forme de partenariat peut constituer un vecteur pour le soutien aux efforts de développement des pays d’Afrique subsaharienne et marque sa disponibilité à s’investir avec les pays donateurs et les bailleurs de fonds régionaux et internationaux, qui sollicitent sa collaboration, pour la réalisation de programmes tripartites en faveur des pays d’Afrique subsaharienne.

L’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI) devient ainsi progressivement l’interlocuteur attitré, sinon privilégié, des partenaires étrangers. A noter à ce propos que la coopération tripartite, en raison des économies de coûts qu’elle engendre et des résultats probants qu’elle enregistre, intéresse de plus en plus les bailleurs de fonds et supplée aux insuffisances des fonds dédiés à l’aide publique au développement.   

De nombreux  projets ont ainsi été réalisés avec l’appui de l’AMCI, notamment avec la France et le Japon et des initiatives avec d’autres partenaires sont en cours  de réalisation ou d’examen. Cette forme de coopération a profité depuis 2000 à plus de 600 stagiaires.