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Coopération Sud-Sud
 

L’évolution de la pensée dans le système politique hérité de l’après guerre a donné lieu à plusieurs événements et repères phares ayant sous-tendu la genèse de la coopération Sud-Sud.

A ce titre, il y a lieu de citer la Conférence Afro-asiatique de Bandoeng (Indonésie) en 1955 qui a donné naissance au concept de Coopération Technique entre les Pays en Développement (CTPD), suivie de la Création du Groupe des 77, le 15 juin 1964 par 77 pays en développement, à l’issue de la première session de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED).

En 1978, l’ONU a organisé la Conférence de Buenos Aires (Argentine) relative à la CTPD, dont les travaux ont été sanctionnés par  le Plan d’action de Buenos Aires, qui constitue une nouvelle ère pour cette forme de coopération et un tournant capital dans son évolution, ce qui a permis de jeter une base théorique et un guide pratique pour la concrétisation de la coopération Sud-Sud.

Depuis, l’Assemblée Générale de l’ONU, le Conseil Economique et Social (ECOSOC), ainsi que plusieurs autres organismes et instances des Nations Unies ont adopté plusieurs décisions et résolutions, invitant tous les pays et le système des Nations Unies à revoir leurs politiques et procédures en vue d’améliorer l’environnement de la coopération Sud-Sud et de faciliter son expansion. Les discussions et les actions dynamiques, qui ont eu lieu au sein des foras internationaux à propos de la coopération Sud-Sud, ont contribué également à sa promotion.

La coopération Sud-Sud comporte un potentiel considérable qui peut être perçu à travers plusieurs facteurs qui militent en faveur de son instauration, dont principalement :

• Les pays en développement ont beaucoup d'éléments en commun. Leurs capacités et ressources sont souvent complémentaires et se trouvent à des niveaux de développement différents, mais plus ou moins rapprochés. Ceci faciliterait le transfert de technologie, l’échange d’expériences et d’autres ressources entre ces pays ;

• Plusieurs pays en développement ont aujourd’hui diversifié leur économie et ont une large capacité de production des biens et services ;

• La révolution de la société de l’information a créé de nouvelles possibilités d’échange d’information entre les pays du Sud et l’a rendue plus facile;

• La tendance accélérée de la mondialisation et de la libéralisation du commerce a créé de nouvelles possibilités d’échange de biens, de services et d’informations entre les pays en développement;

• Plusieurs pays en développement disposent aujourd’hui de ressources humaines dûment formées dans des institutions disposant d’une haute qualité technique;
• En plus des gouvernements, de nouveaux acteurs de la coopération internationale sont en constante émergence dans les pays en développement, à savoir les acteurs de la société civile et le secteur privé, dont le rôle est de plus en plus marqué dans les domaines de la coopération Sud-Sud;

• La coopération Sud-Sud est de plus en plus perçue comme une composante nécessaire, indispensable et complémentaire par rapport à la coopération internationale pour le développement.