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   Conseil Economique et Social
Installation du Conseil Économique et Social
 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé, le 21 février 2011, au Palais royal à Casablanca, la cérémonie d’installation des membres du Conseil économique et social (CES). De ce fait, le Souverain a réaffirmé sa volonté de  donner un nouvel élan au développement socio-économique. Sa Majesté le Roi a nommé Chakib Benmoussa et Driss Guerraoui respectivement Président et Secrétaire général du Conseil.

Le Souverain a appelé ce Conseil, prévu par la Constitution, à « veiller avec la plus haute attention à l’élaboration d’une nouvelle charte sociale, fondée sur des partenariats contractuels majeurs ». Ces partenariats contractuels majeurs sont « propres à créer un environnement sain pour gagner les paris liés à la modernisation de l’économie, au renforcement de sa compétitivité et à la dynamisation de l’investissement productif », outre l’implication de tout un chacun à « l’effort engagé pour assurer le développement à une cadence accélérée, en vue de réaliser une juste répartition de ses fruits, dans le cadre de l’équité sociale et de la solidarité nationale ».

Le Souverain a dit attendre des membres du CES qu’ils proposent « des solutions efficientes à la problématique de la qualification des ressources humaines ».

SM le Roi a précisé que celles-ci doivent «disposer d’une formation professionnelle et d’un enseignement technique leur permettant d’accéder au marché de l’emploi et de satisfaire aux exigences des stratégies sectorielles et des chantiers structurants du pays». «Le but ultime est d’assurer les conditions d’une vie digne à tous les Marocains, surtout aux plus démunis, et de réaliser un développement global permettant de créer des emplois productifs, notamment au profit de la jeunesse qui est placée au cœur des politiques de développement».

Le Souverain a réaffirmé sa volonté inébranlable « d’aller de l’avant dans la concrétisation du modèle marocain, dont Nous réaffirmons le caractère irréversible ». Il a indiqué, dans ce sens, que « Nous ne nous contenterons pas d’en préserver les acquis, mais Nous entendons plutôt le consolider par de nouvelles réformes, et ce, dans le cadre d’une profonde symbiose et d’une totale synergie entre Nous-même et toutes les composantes de Notre peuple fidèle ».

Sa Majesté le Roi s’est dit attaché à «la poursuite de la réalisation des réformes structurantes, suivant une feuille de route dotée d’une vision et d’objectifs clairement définis, et fondée sur l’étroite symbiose entre le Trône et le peuple. Notre but ultime est d’assurer à tous les Marocains les conditions propices à l’exercice d’une citoyenneté digne, dans le cadre d’un Maroc avancé, solidaire et jouissant de son unité et de sa souveraineté pleines et entières».

Par ailleurs, Sa Majesté le Roi a souligné, que l’installation du CES est propre à donner une forte impulsion à la dynamique réformatrice en soulignant que « si Nous donnons le coup d’envoi de ce Conseil aujourd’hui, c’est parce que Nous nous sommes constamment refusé à céder à la démagogie et à l’improvisation dans Notre action visant à consolider notre modèle singulier de démocratie et de développement ». « Il a fallu prendre le temps nécessaire pour faire mûrir le processus ayant conduit opportunément à la mise en place de ce Conseil », a-t-il insisté.

Dans cette vision, le Souverain a souligné que « Nous ne sommes nullement disposé à laisser ce Conseil se muer en une sorte de troisième Chambre. Nous entendons, au contraire, qu’il soit un nouvel et large espace, apte à conforter ce qu’offre l’Etat des institutions en termes de structures et d’instances de dialogue constructif, d’expression responsable et de réactivité positive aux aspirations des diverses catégories sociales et des différentes générations».

Le Président du Conseil, M. Chakib Benmoussa a indiqué que le Conseil économique et social (CES) a pour mission de sortir avec des recommandations opérationnelles qui répondent à des attentes de la population, relevant que ses avis ont une autorité morale et pourront être prescriptifs. Il va jouer un rôle clé dans la définition des politiques économiques et sociales en réponse aux attentes des différentes franges de la société, ont affirmé plusieurs membres du conseil.

"Les prérogatives du CES sont consultatives, mais de par la démarche que le CES doit adopter, ses avis ont une autorité morale et pourront être prescriptifs", a souligné M. Benmoussa relevant que le conseil est destiné à être un pilier de la démarche participative, complémentaire aux autres institutions.

Les réflexions du CES seront soumises à des débats qui sont contradictoires, pluriels et qui aboutiront à des propositions et des avis qui seront publiés au Bulletin officiel, a-t-il fait savoir, relevant que la composition du Conseil garantit son indépendance, sa représentativité et son expertise et lui donne la force de la représentativité des différentes composantes. Evoquant le programme de travail du CES, M. Benmoussa a indiqué qu'il s'agit d'un programme en auto-saisine, en attendant que le Conseil mette en place ses structures.

Il a également affirmé que le groupe de travail du CES est parti des orientations de Sa Majesté le Roi, de la mission du Conseil, des débats internes et du contexte dans lequel le Conseil a été créé pour fixer un programme d'actions prioritaires, approuvé par l'Assemblée générale et qui s'articule sur le thème de l'emploi des jeunes et l'inclusion, et sur la Charte sociale et la gouvernance.

Ces axes sont déclinés en six thématiques, l'emploi des jeunes et les politiques de formation et de reconversion, les politiques d'inclusion des jeunes par la culture, l'économie verte et la création d'emplois, les politiques sectorielles, leur cohérence et leur impact, a-t-il expliqué.

Concernant le lien entre le CES et la réforme de la Constitution, annoncée par Sa Majesté le Roi dans son discours du 9 mars 2011, M. Benmoussa a affirmé que le Conseil est inscrit dans ce processus de réformes, faisant savoir qu'il pourrait être concerné dans sa dimension de représentativité des syndicats et des chambres professionnelles qui seraient amenés à quitter la deuxième chambre qui est plus concernée par la réforme, notamment dans la nouvelle dimension territoriale et régionale.