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   Questions globales
Les efforts du Maroc en matière de prévention et de lutte contre la culture et le trafic des drogues
 

Conscient qu’une approche globale et intégrée du phénomène des drogues s’impose comme une nécessité impérieuse, le Maroc  inscrit  son action en matière de lutte conte la culture et le trafic du cannabis dans une stratégie axée sur la réduction de l’offre, la répression à la fois du trafic et de la demande et la mise en place de mesures favorisant le développement alternatif.

Approche globale poursuivie par le Maroc en matière de lutte antidrogue

• Depuis 2005, une stratégie nationale de lutte antidrogue a été mise en oeuvre appelant à concerter les efforts pour assurer une coordination tant au niveau institutionnel qu’au niveau de la mise en oeuvre d’actions multidimensionnelles communes à plusieurs secteurs.

• Dans le cadre d’une approche globale adoptée dans le domaine de la réduction de l’offre, les opérations d’éradication sont accompagnées par des mesures favorisant le développement alternatif et les activités génératrices de revenu s’inscrivant ainsi dans un effort déployé à l’échelle nationale dans le cadre de la mise en place de grands projets structurants créateurs d’emplois ;

• Aux grands projets structurants s’ajoutent d’autres projets visant la lutte contre la précarité et la pauvreté et favorisant le développement humain dans le cadre global de l’Initiative Nationale du Développement Humain (INDH).

• Cette Stratégie, à la fois de lutte et de prévention, a permis aux autorités marocaines de réduire les superficies cultivées en cannabis de plus de 65%, passant de 134000 hectares en 2003 à 47500 en 2010 (durant l’année 2010, 9400 hectares ont été éradiqués);

• La réalisation du cahier de charges des campagnes d’éradication à grande échelle  et de  lutte contre le trafic de drogue, a mobilisé d’importants moyens financiers, matériels et humains, financés exclusivement par les ressources propres du Maroc et sans aucun soutien étranger.  Le coût global annuel dépasse les 200 millions Euros.

• Depuis 2009, il a été procédé à la mise en place d’un programme gouvernemental de développement alternatif intégré au niveau des provinces de la façade nord du Royaume d’une enveloppe budgétaire de 900MDH. Plusieurs projets de développement socioéconomique et environnemental ont été initiés au niveau de 74 communes rurales ciblées.  

Coopération internationale

• Le Maroc a réitéré sa volonté d'agir de concert avec tous les Etats concernés pour lutter contre la drogue et la criminalité qui lui est liée et  d’apporter ainsi, dans un esprit de responsabilité partagée,  une réponse globale, équilibrée et coordonnée, à la menace que représente ce fléau pour l’ensemble des  sociétés ;

• Le Maroc qui a signé et ratifié les trois Conventions sur les stupéfiants et le trafic illicite des substances psychotropes, dispose de multiples textes juridiques réglementant  tous les aspects liés aux drogues (culture, trafic, consommation) dont certains remontent même au début du siècle dernier.

• Le dispositif législatif et réglementaire national pénalisant les activités liées au trafic des drogues a été renforcé par la loi 43-05, sur le blanchiment d’argent, adoptée et promulguée en  2007.

• Dans le cadre de l’entraide judiciaire, le Maroc coopère pleinement avec ses partenaires pour lutter contre le trafic de drogue, notamment dans le cadre des demandes d’extradition, mais la réciprocité n’est pas toujours possible avec certains pays européens qui tolèrent la détention et la consommation de certaines drogues, ce qui encourage également le trafic.

• Conformément aux recommandations des Nations Unies, le Maroc a, dès 1977, mis en place un cadre institutionnel chargé de la coordination des mesures de lutte contre le trafic et l’abus des drogues, avec la création de la Commission Nationale des Stupéfiants.

• La participation de l’ONUDC aux enquêtes sur le cannabis au Maroc, témoigne de la volonté de notre pays d’associer la communauté internationale et les bailleurs de fonds à ses efforts de lutte anti-drogue (3 enquêtes ont été réalisées à ce jour, avec le concours de l’ONUDC).

• Le Maroc entretient des relations suivies avec l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) qui dans ses rapports se félicite des efforts déployés par le Maroc dans sa lutte antidrogue. La première Mission au Maroc de l’OICS remonte à 2001. La dernière mission dudit Organe dans notre pays s’est effectuée du 8 au 13 décembre 2009. Cette Mission a été qualifiée par la Présidente de l’OICS de très positive et reflète les efforts louables déployés par le Maroc et les progrès accomplis dans le domaine de l’éradication de la culture du cannabis et la lutte contre la drogue.

• Le Maroc insiste, à cet effet, sur la nécessité de mobiliser des ressources financières nécessaires pour les activités de coopération technique de l'ONUDC en Afrique notamment dans les pays qui risquent de devenir des marchés prioritaires pour le trafic international de drogues.

Coopération au niveau  régional

Dans le cadre des efforts de notre pays visant le renforcement de la coopération régionale en matière de lutte antidrogue, plusieurs initiatives ont été enregistrées en  2008 et 2009 notamment :

• L’instauration d’un Comité Mixte maroco-espagnol de lutte antidrogue.  

• L’adhésion du Maroc au Centre de Coordination de Lutte Antidrogue dans le bassin occidental de la méditerranée (CECLAD-M) sis à Toulon en France. Le CECLAD-M est un dispositif de mobilisation pour la lutte anti-drogue en Méditerranée occidentale composé des pays des Etats riverains de la méditerranée occidentale et certains Etats de l’UE.

• L’adhésion du Maroc en tant qu’observateur au Maritime Analysis Operational Center (MAOC-N) sis à Lisbonne. Le MAOC-N est une Task Force de lutte contre le trafic de drogue, notamment la cocaïne, s’activant dans la façade Atlantique, dirigée par les USA et composée de sept pays : l’Espagne, la France, l’Irlande, l’Italie, Pays Bas, Portugal et Royaume Uni.

Liens utiles:


           http://www.incb.org/pdf/f/conv/convention_1961_fr.pdf
           http://www.incb.org/pdf/f/conv/convention_1971_fr.pdf
           http://www.incb.org/pdf/f/conv/convention_1988_fr.pdf