Missions diplomatiques et consulaires du Maroc :
  Corps diplomatique et consulaire au Maroc
    Ambassades et Consulats:
    Organisations internationales et régionales :
 

Enter Title

Réduire
   Questions globales
Le Maroc appelle les États à adhérer à la Convention des Nations Unies contre la corruption
Marrakech 26.10.2011

Le Maroc appelle les Etats à adhérer à la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) et invite tous ceux qui ne l'ont pas encore fait à ratifier la CNUCC.


Dans un projet de résolution soumis, pour adoption, aux participants à la 4ème session de la Conférence de la CNUCC (24 au 28 octobre à Marrakech), le Royaume se dit satisfait que de nombreux Etats parties ont échangé des informations sur les initiatives et bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption et la dépravation.

Les Etats parties, en collaboration avec les organisations régionales compétentes, sont invités, lit-on dans le document, à prévoir des activités régionales destinées à promouvoir la lutte contre la corruption à travers, notamment, des ateliers régionaux visant à mettre en commun les expériences et les bonnes pratiques pertinentes.

Le Royaume ne cesse d'encourager vivement les pays membres de ladite convention à intégrer les politiques de lutte contre la corruption dans des stratégies plus larges de prévention du crime, de réforme de la justice pénale, et des plans de réforme du secteur public, précise le projet de résolution.

Le Maroc, ajoute le document, exhorte les Etats parties à la CNUCC à mettre au point et à appliquer des mesures spécifiques de prévention de la corruption et actualiser les informations déjà existantes, tout en prenant note des initiatives prises pour juguler ce fléau, entre autres, les partenariats amorcés avec le secteur privé, en collaboration étroite avec le bureau du Pacte mondial et d'autres organisations pertinentes.

Il invite également les entreprises à participer activement à la prévention de la corruption, notamment en élaborant des initiatives visant à promouvoir et à mettre en Œuvre une réforme du système de passation des marchés publics, à lutter de concert avec le milieu d'affaires, contre les pratiques commerciales source de vulnérabilité à la corruption et à recenser les éléments d'une autorégulation optimale du secteur privé.

Le Maroc appelle aussi les Etats parties à ladite convention à sensibiliser le public à la corruption et aux lois destinées à la combattre, ainsi qu'aux droits et aux possibilités pour le public d'obtenir des informations sur l'organisation, le fonctionnement et les processus décisionnels de l'administration publique et de le sensibiliser aux responsabilités des agents publics dont l'exercice de leur fonction, compte dûment tenu de la protection de la vie privée et des deniers personnels.

Dans son projet de résolution, le Royaume exhorte, en outre, les pays membres de la CNUCC à porter une attention particulière à la création de possibilités visant à impliquer les jeunes en tant qu'acteurs clés d'une prévention efficace de la corruption aux niveaux national et international.

Il invite les Etats parties, conformément aux principes fondamentaux de leurs systèmes juridique et éducatif, à promouvoir divers niveaux d'enseignement des programmes d'études à même d'inculquer les valeurs et concepts d'intégrité.

Il incombe aussi aux Etats parties d'œuvrer, selon le projet de résolution, en vue d'améliorer les moyens de prévention de la corruption, la formation théorique et pratique à tous les niveaux des secteurs public et privé et, en fonction de leur législation nationale, de les intégrer dans les stratégies et plans nationaux de lutte contre la corruption.

Le Royaume appelle les pays membres de la CNUCC à garantir la disponibilité de ressources financières suffisantes pour répondre efficacement aux besoins d'assistance technique exprimés par les Etats parties en vue de l'application du Chapitre II de la CNUCC.

Selon le projet de résolution, les Etats parties se doivent aussi d'assurer un financement suffisant, stable et prévisible à l'office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) afin qu'il soit en mesure de s'acquitter au mieux de sa mission.