Missions diplomatiques et consulaires du Maroc :
  Corps diplomatique et consulaire au Maroc
    Ambassades et Consulats:
    Organisations internationales et régionales :
 

Enter Title

Minimize
   Questions globales
Engagement irréversible du Maroc en matière de lutte contre la corruption
 

La corruption est un phénomène sociétal mondial qui constitue un frein au développement et, à grande échelle, peut dresser des obstacles à la croissance économique, fragiliser les pays riches comme les pays pauvres, avoir un impact dissuasif sur les investissements et miner la compétitivité.

Sur le plan international, les Nations Unies ont inscrit la lutte contre la corruption au rang de leurs objectifs, considérant que le phénomène constituait un obstacle majeur à l'État de droit et au développement économique. La Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, adoptée en 2000 et entrée en vigueur en septembre 2003, a été le premier instrument de portée universelle à comporter des dispositions contre la corruption.

Le Maroc, qui a ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption le 9 mai 2007, a pris part à la 2ème et 3ème Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la Corruption, tenues respectivement à Bali (2007) et Doha (2009).

Fort d’un engagement politique pris au plus haut rang de l’État, depuis plus d’une décennie, de faire de la lutte contre la corruption et de la moralisation de la vie publique une priorité politique, réglementaire et institutionnelle en vue d'instaurer des rapports responsables et transparents avec le citoyen, le Maroc n’a cessé d’accentuer ses efforts en vue de renforcer ses acquis et d’améliorer son approche  en la matière.

Le choix du Maroc pour abriter, en 2011, la 4ème session de la conférence des États parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la corruption, qu’il a ratifié en mai 2007, est significatif à plusieurs titres et témoigne que le processus de réformes au Maroc, positivement perçu au niveau international notamment au niveau des Nations Unies, mérite d’être encouragé.

L’organisation de cette conférence offrira au Maroc et à l’Afrique l’opportunité de relever les défis engendrés par la lutte contre ce fléau, et constituera une échéance à saisir pour améliorer davantage tous les paramètres liés à la lutte contre la corruption notamment en terme de prévention, de mise en œuvre de la convention onusienne et de relèvement des capacités nationales en la matière.

Le Maroc a entrepris  différentes réformes pour lutter contre ce fléau, notamment par la création de la Commission Nationale de Moralisation de la Vie Publique en septembre 1999 ; les réformes concernant la promotion de l’État de droit dans le monde des affaires qui ont pour vocation de raffermir la transparence dans l’activité économique ; ainsi que les réformes visant la promotion de la transparence et l’amélioration de la qualité des services publics à travers la simplification des procédures administratives régissant les rapports entre l’administration d’une part, et les entreprises et les citoyens d’autre part.

L’attachement à l’État de droit, la garantie des poursuites et l’exigence du respect strict de la loi : tels sont les principes sur lesquels se basent la lutte contre la corruption au Maroc. En effet, il est actuellement admis que sans l’observation de ces critères de fonds, aucune politique dans ce domaine ne saurait emporter l’adhésion de tous les acteurs, aucun discours moralisateur ne serait crédible. La corruption ne pourrait alors que s’accentuer.

La lutte contre la corruption est une question qui requiert l’adhésion collective de toutes les composantes de la société. L’action de l’État dans ce domaine est fondamentale au regard de son effet d’entraînement sur les autres acteurs de la scène politique et sociale. La mise en place d’un cadre effectif de concertation et de coordination entre les différents acteurs (pouvoirs publics, société civile, secteur privé), est plus que nécessaire.

C’est dans ce contexte qu’est intervenu le Discours Royal du 20 août 2008, venu exiger l’activation de l’Instance Centrale pour la Prévention de la Corruption.

Cette Instance est composée, à raison de la moitié, des représentants des Départements Ministériels, l’autre moitié étant composée de représentants des Ordres Professionnels, de Chambres de Commerce et d'Industrie, d’ONG, de syndicats…etc. Les attributions de cette Instance englobent la réalisation d’études sur la corruption au Maroc, l’actualisation de la base de données sur ce phénomène, le développement, la coordination, la consultation entre les administrations concernées ainsi que la définition des stratégies de communication et campagnes de sensibilisation.

Sont également représentés dans cette instance, les associations de la société civile, des universitaires, et quelque sept instances professionnelles dont notamment l'Association des Ordres des Avocats, la Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et des Services, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM). Les syndicats sont également représentés, dont celui de la presse.

Liste des membres de l’Instance Centrale pour la Prévention de la Corruption

M. Abdeslam ABOUDRAR, Président de l’ICPC;
Mme. Rabha Zedki : Secrétaire Générale de l'instance.

L'Assemblée est composée de 16 membres  des différents Départements ministériels :

• Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération : M. Nasser Bourita
• Ministère de l'Intérieur : M. Mohamed Ouzgane
• Ministère de la Justice : M. Abdellah Hammoud
• Ministère des Habous et des Affaires islamiques : M. Mohamed Lamâamla
• Ministère de l'Économie et des Finances : M. Omar Frej
• Secrétariat général du gouvernement : M. Abderrahmane Chbihi Hassani
• Ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime : M. Abdellah Ablagh
• Ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle : M. Mimoun Bentaleb
• Ministère de l'Éducation nationale : Mme. Khadija Chaker
• Ministère de l'Équipement et du Transport : Mme. Nadia Iraqui
• Ministère de la Santé : Mme. Khadija Meshak
• Ministère de la Communication : M. Khalil Alami Idrissi
• Ministère de la Modernisation des secteurs publics : M. Mohamed El Malki
• Ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies : Mme. Mounia Boucetta
• Administration de la Défense nationale : M. Larbi Dafir
• Ministère de l'Habitat : M. Abdessalam Chikri.

Lien:


                 www.unodc.org/unodc/en/corruption/index.html