Missions diplomatiques et consulaires du Maroc :
  Corps diplomatique et consulaire au Maroc
    Ambassades et Consulats:
    Organisations internationales et régionales :
 
    Union du Maghreb Arabe 
Engagement du Maroc en faveur de l'Union du Maghreb Arabe
 

L’édification d’un espace maghrébin a toujours été une priorité de la politique étrangère du Royaume du Maroc. Les grands rendez-vous de ce processus se sont déroulés au Maroc. Cela  a débuté par  la création, en 1948, du comité pour la libération du Maghreb autour de résistants marocains, algériens et tunisiens, puis à Tanger, en 1958, par la Conférence des partis politiques maghrébins, et couronné à Marrakech, en 1989, par la  création de l’Union du Maghreb Arabe (UMA).

Le Maroc est guidé dans ce choix par une réelle volonté de contribuer, aux côtés de ses partenaires maghrébins, à reconstruire l'unité arabe, en amorçant l'assainissement des relations maghrébines, et en s'engageant dans une nouvelle ère plus tournée vers l’avenir.

Sur la base de ce constat, le Maroc inscrit l'unité maghrébine comme une option stratégique de sa politique extérieure, en apportant toute sa contribution à la réalisation de l’idéal maghrébin. De ce fait, le Royaume qui abrite le siège de l’UMA, prend part à toutes les réunions organisées par les différentes institutions de l’Union, et s’acquitte de toutes ses obligations envers celle-ci.

Dans la conjoncture actuelle, les relations inter-maghrébines ne répondent pas aux exigences et aspirations des peuples de la région. L’intégration maghrébine, qui demeure une nécessité incontournable, est encore marginale comparativement aux autres entités régionales.

Le Maroc, qui a toujours œuvré pour consolider ses relations avec les pays maghrébins, demeure convaincu que le dialogue constitue la voie idoine pour mettre un terme aux différends prévalant dans la région, permettant ainsi une relance dans le processus d’intégration inter-maghrébine.

C’est dans cet esprit que le Maroc avait pris, en 2004 et 2005, de nombreuses initiatives en faveur de la normalisation de ses relations avec l'Algérie et la relance effective de la construction maghrébine. Il concrétisa ainsi ses engagements en levant tous les obstacles à la libre circulation des biens et des personnes, notamment la procédure des visas en faveur des ressortissants algériens.

Avec les effets de la mondialisation et les conséquences de la crise financière mondiale, le moment est venu de sortir de l’état de tâtonnement et d’ambiguïté à travers un dialogue responsable et constructif pour un avenir commun, fondé sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale des Etats membres et du principe de bon voisinage, tel que le préconise l’article 15 de la charte de l’UMA.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la proposition marocaine d’ouverture des frontières avec l’Algérie et sa volonté  de parvenir à un règlement politique de la question du Sahara marocain.

A cet égard, Sa Majesté le Roi a souligné, dans son discours à l’occasion du 8ème anniversaire de la Fête du Trône à Tanger le 30 juillet 2007, « l'opportunité historique qu'offrent les négociations d'un statut d'autonomie des provinces du Sud, en vue d'aboutir à une solution politique et définitive sous l'égide des Nations Unies ». Le Souverain a, par ailleurs, exprimé le « vœu que ces pourparlers soient une victoire pour toutes les parties, pour le droit et pour la légitimité, et soient également l'occasion de faire prévaloir l'esprit de fraternité, de bon voisinage et d'unité maghrébine ».

C’est au nom de cet idéal maghrébin que Sa Majesté le Roi a exprimé, dans son discours à l'occasion du dîner officiel offert en l'honneur du Président français, Nicolas SARKOZY, à Marrakech le 23 Octobre 2007, l’espoir que « tous les partenaires maghrébins parviendront rapidement à une perception commune de l'avenir de cette région et apporteront leur contribution constructive à cette démarche ».

Sur un autre plan, et comme l’avait indiqué Sa Majesté le Roi dans son discours à l'occasion du 33ème anniversaire de la Marche Verte à Marrakech, le 06 novembre 2008, le Maroc a inscrit son engagement maghrébin dans le cadre d’une lutte contre tous les périls de la balkanisation de la région du Maghreb et du Sahel. Ces périls sont devenus de plus en plus menaçants à un moment où les mutations régionales et internationales exigent le regroupement pour pouvoir relever les défis majeurs qui se posent à cette région en matière de développement, et faire face aux dangers sécuritaires qui la guettent.

Le Maroc plaide également pour une Union qui se hisse au rang des autres acteurs régionaux, en œuvrant à ce qu’elle soit une force agissante au niveau régional et international. C’est pourquoi l’intégration régionale est présente dans ses efforts inclusifs pour intégrer la dimension maghrébine dans ses relations privilégiées aussi bien avec l’Union Européenne qu’avec les États-Unis d’Amérique.

Dans ce cadre, le Maroc considère le Statut avancé avec l'Union Européenne comme étant le précurseur d'une relation d’envergure Maghreb-UE.

Dans ce sens, le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, M. Taïb FASSI FIHRI, avait déclaré, à Rabat en décembre 2008, que le Maroc, en plaidant pour l'inclusion d'une dimension maghrébine dans ses négociations avec l'UE sur le Statut avancé, ne faisait que réitérer sa conviction en faveur d'une intégration maghrébine dont la nécessité est aussi bien économique, humaine que sécuritaire.

Monsieur le Ministre a souligné qu'à partir d'une perspective stratégique, ce double tournant, bilatéral et régional, est susceptible de constituer une réponse opportune et pertinente aux enjeux régionaux en Méditerranée et d'anticiper "les nouvelles constellations géopolitiques et les nouveaux mouvements économiques, énergétiques et migratoires qui concernent désormais cet espace".

Avec les États-Unis, le Maroc n’a jamais cessé de rappeler l'importance pour la région du dialogue avec l'administration américaine et l’intérêt qu’accordent les États-Unis aux développements survenus dans la région du Maghreb et de son voisinage direct.